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Des éoliennes à axe vertical : l’immersion d’Ana Laura

Publié le

21 Juil 2026

Passionnée par les enjeux liés à la durabilité, Ana Laura da Silva Costa a réalisé en 2025 un stage de recherche de six mois au sein du laboratoire UNFoLD de l’EPFL (École polytechnique fédérale de Lausanne), en Suisse. Elle a pu travailler sur l’étude et l’optimisation des pales d’éoliennes à axe vertical, à la croisée de l’aérodynamique et de l’automatique. Une expérience enrichie de découvertes, sur laquelle elle revient dans cet article !

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Pourquoi avoir choisi l’école polytechnique fédérale de Lausanne ?

Les véritables protagonistes de mon séjour à Lausanne étaient les éoliennes, et plus précisément les éoliennes à axe vertical ! Pas celles que l’on aperçoit habituellement à l’horizon le long des autoroutes… Les éoliennes à axe vertical tournent perpendiculairement au vent, ce qui leur confère plusieurs avantages uniques. (Si vous en entendez parler pour la première fois, je vous conseille vraiment de les découvrir, elles sont fascinantes !)

Mais pourquoi les éoliennes, me direz-vous ? En tant que passionné par la nature, la durabilité a toujours été l’une de mes valeurs fondamentales, et je voulais lui donner une place plus importante dans ma vie académique et professionnelle. Après tout, les éoliennes à axe vertical sont comme des ailes en rotation qui exploitent le vent pour produire de l’énergie propre. Comment ne pas les aimer ?

Quel était votre projet de recherche au sein du laboratoire UNFoLD ?

Mon projet au laboratoire UNFoLD, à l’EPFL, portait sur le contrôle de ces pales : il s’agissait d’étudier et d’optimiser la manière dont les pales de l’éolienne ajustent leur angle afin de maximiser la production d’énergie (et d’éviter certains phénomènes aérodynamiques moins agréables, comme le décrochage dynamique) dans des conditions d’écoulement variables.

Étudiant en Aerospace Systems and Control (MAE), mes expériences précédentes concernaient surtout les drones et la robotique. Passer au contrôle d’écoulement, une zone grise entre l’automatique et l’aérodynamique, m’a d’abord donné l’impression d’un saut dans le vide. Mais parfois, dans la vie, la meilleure décision est tout simplement de sauter. C’est donc ce que j’ai fait.

Comment s’est déroulée votre immersion dans ce nouvel environnement ?

Mes premières semaines et mois au laboratoire UNFoLD furent marqués par le syndrome de l’imposteur. La plupart des concepts et des techniques étaient nouveaux pour moi, et chaque jour, j’apprenais ou mettais en pratique quelque chose de différent, du contrôle basé sur des clusters à l’optimisation bayésienne.

Le contrôle d’écoulement était (et reste) un tout nouveau monde pour moi, mais plus j’étudiais et comprenais, plus je m’y passionnais.

Au sein de mon laboratoire, les moments d’échange, de curiosité et d’apprentissage étaient constants (et pas seulement pendant les pauses café ou déjeuner !). Le premier lundi de chaque mois, nous organisions un journal club, où chaque membre présentait un article scientifique sur un sujet différent.

Le laboratoire proposait également des mises à jour régulières de recherche, où chacun partageait ses avancées et ses difficultés. Chaque membre travaillait sur un sujet passionnant : de l’aérodynamique des drapeaux, des poissons ou des profils de pale. Suivre leurs projets de près et comprendre leurs approches a été une source d’inspiration constante.

Que vous a apporté ce stage pour votre parcours ?

Être pleinement intégré dans les activités du laboratoire m’a permis de comprendre ce qu’est réellement la vie d’un doctorant. Spoiler alert : j’ai adoré.

D’un point de vue académique, mon passage à l’EPFL a été profondément marquant. Non seulement j’ai réalisé que je voulais poursuivre mes études en doctorat, mais j’ai aussi découvert un domaine de recherche qui me passionne réellement et que j’ai hâte de continuer à explorer.

Aujourd’hui encore, je suis à l’EPFL : après avoir terminé ma thèse de master, je poursuis un autre projet passionnant au sein d’UNFoLD, cette fois en tant qu’assistant de recherche. La prochaine étape ? Une thèse de doctorat à l’ONERA, dès janvier, sur le contrôle actif des écoulements : la suite parfaite de cette incroyable aventure commencée à Lausanne.

Quels souvenirs gardez-vous de votre vie à Lausanne ?

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Mon expérience à Lausanne ne s’est pas limitée aux éoliennes et aux systèmes de contrôle… Le mélange des montagnes, du lac et des longues journées d’été a rendu mon séjour encore plus spécial. Ah, et avant que je n’oublie : il y a aussi les collines, beaucoup de collines ! Cette ville est le test ultime de votre endurance physique, surtout si vous habitez dans ce qu’on appelle Le Mont-sur-Lausanne, comme c’était mon cas.

Chaque jour, je faisais l’aller-retour à vélo entre chez moi et le laboratoire, et même si les montées étaient difficiles (et que je m’arrêtais à chaque fois !), je dois admettre que le trajet le long du lac le matin, ou la lumière dorée du soir sur l’eau au retour, rendaient chaque effort pleinement récompensé.

Le lac est, sans aucun doute, mon endroit préféré à Lausanne. C’est l’endroit idéal pour tout faire : courir, faire du roller ou du vélo sur les longues pistes ; se baigner et se rafraîchir en été (ou en hiver, pour les plus téméraires !) ; prendre un apéro entre amis après le travail ; ou simplement s’allonger dans les jardins au bord de l’eau, en contemplant la beauté des montagnes.

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Quel message souhaitez-vous transmettre aux donateurs ?

Je tiens à exprimer ma plus profonde gratitude aux donateurs de la Fondation. Votre soutien permet à des étudiants comme moi de saisir des opportunités uniques, d’explorer de nouveaux domaines et de grandir tant sur le plan académique que personnel.

Grâce à votre générosité, des expériences qui auraient pu sembler hors de portée deviennent réalité et ont un impact durable sur nos futures carrières. Merci de rendre ce parcours possible !

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