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6 mois de stage à l’université Concordia de Montréal pour Miriam

Publié le

1 Déc 2023

Dans le cadre de son Master of Science à l’ISAE-SUPAERO, Miriam a choisi de partir au Canada pour réaliser son stage de fin d’étude à l’Université Concordia, au cœur de Montréal. Revenue en octobre 2023, elle nous raconte ses 6 mois de découvertes, de rencontres et d’apprentissages à la découverte des paysages et de la culture canadienne.

Quelles étaient tes motivations lors de ton arrivée à l’Université Concordia ?

Depuis mon enfance, je rêve du Canada et de ses paysages naturels. De plus, Montréal, siège de l’OACI et de l’IATA, était la destination idéale pour satisfaire mes ambitions d’ingénieur en aérospatiale.

Comment s’est passé ton séjour là-bas ?  

Miriam Scarano

Je mentirais en disant que mon séjour s’est déroulé à merveille depuis le tout début. Pour m’accueillir, il a eu une dizaine de jours après mon arrivée ou j’ai dû passer pas mal de temps à m’installer correctement et à obtenir les autorisations nécessaires pour accéder au laboratoire où j’étais censée travailler. De plus, j’ai été confronté à un logiciel en cours de développement sans aucune documentation. Au début, j’ai eu beaucoup de mal à me faire des amis parmi les gens qui m’entouraient.

Montréal est une grande métropole multiculturelle et le mode de vie dans le centre-ville (où se trouve mon université) est assez animé et stressant. Les gens semblent toujours courir partout et s’occuper de leurs propres affaires. Tout cela n’a pas facilité mon intégration au point ou j’avais peur de ne pas y arriver et j’ai presque souhaité retourner en Europe. Cependant, ce sont précisément ces difficultés qui ont rendu cette expérience unique et fondamentale pour moi, elles m’ont fait mûrir de manière incroyable.

Cette expérience m’a permis de travailler beaucoup sur moi-même en tant que personne et après les trois premiers mois, j’ai noué des liens très enrichissants. L’ambiance de travail est aussi devenue plus conviviale et une fois que j’ai pris contact avec mes collègues, j’ai trouvé des gens extraordinaires, intelligents, inspirants et très gentils.

Pendant l’été la ville change complètement, le soleil réchauffe les rues et les places accueillent des festivals gratuits de toutes sortes. C’était l’occasion rêvée d’entrer en contact avec les habitants de la région. J’ai eu l’occasion de partir à la découverte de l’histoire des autochtones du Québec et des atrocités qu’ils ont subis à travers des expositions muséales étonnantes.

J’ai découvert une communauté très accueillante. J’ai fait du camping et j’ai eu l’occasion de voir les merveilles de la région du Saguenay, qui est absolument magnifique.

Que t’as apporté ton séjour ?

J’ai eu l’occasion de réaliser mes rêves : découvrir la grandeur de la nature au Canada (loin des grandes villes), qui est quelque chose que j’ai du mal à décrire avec des mots, et avoir la chance, grâce à mon amie bulgare que j’ai rencontré au travail, de visiter le site de l’OACI guidé par un membre du Secrétariat.

De plus, c’était la première fois, depuis que je suis en école d’ingénieur, que je me trouvais dans un environnement à prédominance féminine. Des femmes fortes, déterminées, engagées et courageuses qui m’ont beaucoup appris, en affinant mes compétences techniques, mais aussi en me stimulant à grandir et à donner le meilleur de moi-même dans tous les aspects de ma vie.

Tout cela a libéré mon potentiel, ce qui m’a permis de croire davantage en moi et de réussir enfin dans mon travail à tel point que j’ai pu animer deux workshops pour mon équipe de recherche sur le logiciel qui m’avait posé des problèmes au départ.

J’ai appris à connaitre des traditions et des cultures très différentes du monde entier qui m’ont permis d’ouvrir mon esprit et de repousser mes limites. J’en garderai un souvenir impérissable. Entre autres, j’ai noué une grande amitié qui a rendu mon départ très difficile et que je m’engage à préserver malgré la distance.

Qu’est-ce qui t’attend pour la suite ?

Désormais, j’aspire à continuer à travailler et à relever de nouveaux défis dans le domaine de l’aérospatiale : ce fut la énième démonstration que je m’épanouis dans ce domaine, quelle que soit la région du monde où je me trouve.

Je souhaite soutenir des projets comme celui de Miriam