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Networking au CNES : l’IEEE Student Branch au cœur du spatial
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Le 11 juin 2026, l’IEEE ISAE-SUPAERO Student Branch a organisé un événement de networking en marge du Detector Working Group organisé par le CNES à Toulouse. Une rencontre qui a permis à 30 étudiants de découvrir les moyens d’essai du CNES et d’échanger avec 40 professionnels du secteur spatial. Valentin BARIL, doctorant à l’ISAE-SUPAERO et organisateur du projet, revient sur l’évènement.
Qu’est-ce que l’IEEE ISAE-SUPAERO Student Branch ?
Créée en 2017, L’IEEE ISAE-SUPAERO Student Branch est une division étudiante de la société savante « Institute of Electrical and Electronics Engineers » (IEEE), une association basée au laboratoire DEOS de l’ISAE-SUPAERO.
La mission de la branche étudiante de l’ISAE-SUPAERO est de favoriser les échanges entre le monde académique et le secteur professionnel dans les domaines de l’aérospatial et des capteurs d’images.
comment est née l’idée de cet événement de networking ?
Le concept initial du projet était d’organiser un événement de networking en marge du Detector Working Group organisé par le CNES le 11 juin 2026 à Toulouse. Ce workshop réunissait des experts des agences spatiales (CNES et ESA) et de leurs partenaires industriels (Airbus Defence & Space, Thales Alenia Space, Alter, Pixalys, etc.) et académiques (CEA-Leti, CEA-Irfu, ISAE-SUPAERO, etc.) pour discuter des avancées en détection spatial et optoélectronique.
L’idée était de profiter de la présence de ces experts à Toulouse pour offrir aux étudiants de l’ISAE-SUPAERO une immersion dans l’innovation spatiale, tout en créant des opportunités de rencontres et d’échanges avec des professionnels du secteur.
Plusieurs objectifs avaient été fixés : faire découvrir aux étudiants les moyens techniques du CNES (bancs d’essai, détecteurs, caméras neuromorphiques, etc.), faciliter les échanges entre étudiants, doctorants et professionnels autour des débouchés, des sujets de thèse et des opportunités de carrière, renforcer le rayonnement de l’ISAE-SUPAERO dans le domaine de l’ingénierie spatiale et électronique et stimuler les vocations pour la recherche et l’industrie spatiale en montrant la diversité des métiers et des applications.
Comment s’est déroulé l’événement ?
L’événement était divisé en deux parties : d’abord une visite guidée des laboratoires du CNES par les doctorants ISAE-SUPAERO/CNES puis un cocktail entre étudiants et professionnels.
Lors de la visite guidée, 30 étudiants (dont des doctorants de l’ISAE-SUPAERO co-encadrés par le CNES) ont pu découvrir les moyens d’essai du service Optoélectronique de Détection, notamment les bancs SWIR (Short Wave Infrared) et FTIR pour les détecteurs infrarouges, les caméras event-based (neuromorphiques, basées sur le mouvement) et les bancs d’essai des effets des lasers sur les détecteurs.
Les visites étaient encadrées par trois doctorants de l’ISAE-SUPAERO et du CNES : Eva Filliodeau, sur les effets laser sur les détecteurs, David Peninon-Herbaud, sur les caméras event-based pour le spatial, et Julie Grosjean, sur les effets des radiations sur les détecteurs spatiaux infrarouges. Les étudiants ont également assisté à une présentation générale du CNES et de ses activités en imagerie et détection, dans les domaines visibles, infrarouge et rayons X.
La visite a ensuite laissé place au cocktail de networking. 70 participants (30 étudiants et 40 professionnels) ont pu échanger de manière informelle pendant plus de deux heures. Les étudiants ont discuté avec des experts de l’ESA, du CNES, d’Airbus DS, de Thales Alenia Space, de Leonardo UK, d’Alter Technologies, du CEA-IRFU et de l’Open University. Deux autres doctorants ont ensuite rejoint l’événement : Asnate Plocina (ISAE-SUPAERO/Airbus DS/Teledyne e2v) et moi-même, Valentin Badefort-Baril (ISAE-SUPAERO/ESA-ESTEC/Airbus DS).
Un stand photo avec les caméras CASPEX du rover Rashid, issu d’une collaboration avec les Émirats Arabes Unis, a également permis aux participants de repartir avec un souvenir, renforçant la cohésion du groupe.
Quels ont été les principaux retours des participants ?
Concernant les objectifs évoqués plus tôt, nous considérons qu’ils ont étaient atteints voire dépassés. Les étudiants ont découvert des technologies de pointe, et ont pu poser des questions techniques directement aux experts. Ils ont énormément valorisé leur accès privilégié aux technologies d’imageries spatiales du CNES.
Le cocktail a également brisé les barrières entre les différents publics, permettant des discussions sur les débouchés, les sujets de thèse et les opportunités de carrière. Les retours des étudiants montrent une forte satisfaction : « Une super visite des labos suivie d’échanges très intéressants ! », « J’ai appris des méthodes comme le stacking pour les composants spatiaux, c’était très motivant ! ».
Mais l’intérêt de la rencontre ne s’est pas limité aux étudiants. De nombreux professionnels ont apprécié ce format de recherche étudiants-professionnels bien trop rares selon eux. Constat auquel nous adhérons.
Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Pour l’association, l’événement a permis aux étudiants d’élargir leur vision des métiers du spatial et d’identifier des pistes pour leur orientation future (thèse, industrie, recherche).
Plusieurs points forts ressortent de cette expérience :
- Organisation fluide : La logistique (visites, cocktail, stand photo) a été parfaitement orchestrée, avec une collaboration efficace entre l’IEEE ISAE-SUPAERO Student Branch, le CNES et la Fondation ISAE-SUPAERO. Les doubles statues des doctorants ISAE-SUPAERO/CNES est une véritable chance pour faciliter l’organisation d’événements au sein du CNES.
- Format de l’événement: Le format hybride (visites + networking) a permis de combiner apprentissage technique et rencontres informelles, ce qui a été très apprécié par les participants.
- Diversité des participants : l’événement a réuni des étudiants, doctorants, chercheurs et industriels, créant un réseau dynamique autour des enjeux de la détection spatiale.
- Enfin, les retombées ont été particulièrement positives. Les professionnels ont souligné l’importance de ce type d’initiative pour stimuler les vocations et préparer la future génération d’ingénieurs et de chercheurs. Ils ont aussi souligné l’importance de l’aspect social de ce type d’événement. Les excellents retours et le fort engouement de la communauté professionnelle a dépassé nos espérances.
Le principal point faible identifié concerne le nombre de participants. Les limitations imposées par le CNES ne permettent pas d’accueillir plus de 30 étudiants. Cependant nous ne pouvons pas avoir effet sur ce point. La solution étant de pérenniser ce type d’événements avec que le plus grand nombre d’étudiants puissent en bénéficier une fois lors de sa formation.
Concernant la suite, l’IEEE ISAE-SUPAERO Student Branch souhaite poursuivre ses activités : Dès la rentrée reprendre les activités de conférence. À la suite des très bons retours autant des étudiants que des professionnels, l’association souhaite également réorganiser un événement de ce type en 2027 pour les workshops RTS et/ou IRSA.
Comment le soutien des donateurs
a-t-il contribué au projet ?
Le financement attribué par la Fondation ISAE-SUPAERO a été intégralement utilisé pour organiser le cocktail de networking. La part du soutien de la Fondation représentait ainsi 50 % de l’ensemble des soutiens financiers, avec une prise en charge complémentaire par le département DEOS de l’ISAE-SUPAERO.
Ce financement a permis de créer un cadre convivial propice aux échanges, tout en limitant les coûts pour les participants, l’événement étant gratuit pour tous.
« Merci de votre soutien, vous permettez aux étudiants de vivre une expérience peu commune. » – V. Baril